WS_2026-03-22

VON Dr. Wolf SiegertZUM Montag Letzte Bearbeitung: 23. März 2026 um 19h57min

 

Bis zum 27 April in der Cartoucherie zu sehen:
"Ici sont les Dragons" d’Ariane Mnouchkine

Hier eine Besprechung der Aufführung in der Reihe "Les Midis de Culture" produziert von Marie Labory auf radio france vom 7. Jänner 2025 mit Marie Sorbier [1] und Zoé Sfez [2]

© Vahid Amanpour, Théâtre du Soleil

Warum dieser Hinweis auf diese Inszenierung, die an diesem Tag von Susanne Luerweg in der Deutschlandfunk-Sendung "Kultur heute" vorgestellt wird?

Eberhard Spreng: „Ici sont les Dragons – Deuxième Époque“ – Ariane Mnouchkine inszeniert den zweiten Teil ihrer Russland-Chronik im Théâtre du Soleil in Paris

Weil in einer kurzen Bühnen-Sentenz genau jene Passage in deutscher Sprache vorgestellt wird, die exemplarisch deutlich macht, wie es gelang, in Deutschland zum Ende der Weimarer Republik die Machtergreifung durch die Nationalsozialisten vorzubereiten:

"Ici sont les Dragons - Deuxième Époque" - Ariane Mnouchkine inszeniert in Paris

Anmerkungen

[1

Marie Sorbier : "Je suis partagée entre l’admiration d’un savoir-faire de troupe et d’espace qui n’appartient qu’à Mnouchkine, qui se renouvelle et qui est fantastique à voir, et le côté trop didactique du fond qui m’a gênée. Le spectacle est construit comme un livre d’images, un gros bouquin d’histoire un peu simplifié dont on tourne les pages colorées. Il y a une maestria du changement de décor qui force le respect : on a beaucoup de plaisir à voir ces changements de tableaux en quelques secondes, en ça c’est un livre d’images réussi. J’ai eu par contre l’impression d’avoir un point de vue réduit, unique, de Mnouchkine. Tout est très clair, on sait où elle va et où elle veut aller, mais sa mise en scène ne m’a pas convaincue historiquement. Les acteurs sont tous doublés, en plus d’être masqués, ce qui crée une distance énorme entre la salle et la scène. Mais ce décalage m’a finalement intéressée, je l’ai lu comme une volonté de montrer les acteurs de l’histoire comme des pantins. C’est à double-tranchant, il faut bien s’accrocher pour rester dedans."

[2

Zoé Sfez : "Mnouchkine a retrouvé un souffle épique très puissant, encore plus fluide qu’avant. Mais j’ai vraiment du mal avec le propos politique. Elle nous dit que les racines de l’impérialisme russe sont dans la confiscation de la révolution russe par les bolchéviques. Ce manichéisme ne lui fait pas honneur. Alors qu’elle met beaucoup d’efforts à rendre la complexité de ce moment en Europe, que son double sur scène est génial dans ses dialogues avec les personnages, toute la nuance disparaît à l’arrivée des bolchéviques, complètement diabolisés. Pour moi, les idées de mise en scène sont extrêmement cohérentes. La beauté du spectacle est d’entendre ces langues, cette musique, qui viennent d’ailleurs que de la scène. Ce théâtre fournit quelque chose de très cinématographique, on a l’impression d’être projeté dans des images. C’est une expérience assez totale."


3159 Zeichen